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MYTHOS — VOLUME LXXVIII

Chantal Mouffe : démocratie agonistique, antagonisme et pluralisme politique

La rivalité réglée, les passions démocratiques et les conflits de la cité grecque

Cycle comparatif universitaire — suite du volume LXXVII (Jacques Rancière).

01. Position du problème

Après Rancière (LXXVII), qui examinait la constitution polémique des sujets capables de parler, Mouffe demande comment une démocratie peut donner une forme durable aux conflits sans exiger leur disparition. [I] Une institution ne devient pas démocratique parce qu'elle élimine le désaccord, mais parce qu'elle organise la possibilité de contester les orientations collectives et de remplacer pacifiquement les gouvernants. Le problème est distinct de celui de Habermas (LXXVI), centré sur les conditions de justification publique, et de Lefort (LXXV), attaché à l'inappropriabilité du lieu du pouvoir.

02. Corpus, méthode et prudence

[A] signifie fait ou texte localisable; [I] interprétation philosophique; [H] analogie heuristique; [L] limite de preuve. Le corpus moderne comprend Laclau et Mouffe, Hegemony and Socialist Strategy (1985), Mouffe, The Return of the Political (1993), The Democratic Paradox (2000), On the Political (2005), Agonistics (2013), For a Left Populism (2018). Les passages antiques sont repérés par livre, chapitre ou vers. Les formulations anciennes sont paraphrasées et non reproduites comme citations. L'analogie entre cité grecque et démocratie libérale n'autorise aucune filiation directe.

03. Le politique et la politique

Mouffe distingue « le politique », dimension persistante d'antagonisme constitutive des rapports humains, et « la politique », ensemble des pratiques et institutions cherchant à établir un ordre dans cette condition conflictuelle. [I] L'usage de deux substantifs évite de réduire le conflit à un accident administratif. Mais la distinction demeure théorique : les sources grecques ne possèdent pas une opposition lexicale strictement équivalente. Traduire ta politika par la théorie mouffienne du politique serait un anachronisme.

04. Antagonisme, agonisme, adversaire

L'antagonisme oppose des ennemis dont la coexistence politique paraît impossible; l'agonisme oppose des adversaires qui se combattent pour des orientations incompatibles tout en reconnaissant mutuellement leur droit de les défendre. [I] La transformation n'est ni une disparition de la passion ni une garantie automatique de non-violence. Elle requiert des institutions, des libertés et des habitudes civiques. Le mot grec agōn désigne une compétition, un concours ou un affrontement réglé selon les contextes; son histoire ne prouve pas que l'agonisme contemporain soit une doctrine antique.

05. Philologie de ἀγών (agōn)

[A] Agōn peut renvoyer à une assemblée, un concours athlétique, une compétition dramatique ou une lutte. Son champ sémantique varie avec les genres et les périodes. [I] Le passage moderne de la compétition réglée à une théorie du pluralisme est une réélaboration conceptuelle, non une simple traduction. L'existence de compétitions religieuses et poétiques dans les cités ne suffit pas à établir l'existence d'un régime de pluralisme politique au sens contemporain.

06. Philologie de δῆμος et κράτος

[A] Dēmos désigne selon les contextes le peuple civique, une subdivision territoriale ou les gens du commun; kratos renvoie à une puissance ou une supériorité effective. [I] La démocratie ancienne n'est donc pas réductible à la neutralité d'une procédure. Elle distribue effectivement la capacité de décider. La tension entre la souveraineté des citoyens et les droits des exclus impose de ne pas idéaliser cette distribution. Les femmes, les esclaves et les étrangers résidents ne bénéficient pas de la même participation politique.

07. Philologie de στάσις (stasis)

[A] Stasis peut désigner une position, un parti, une dissension et, en contexte historique, une lutte civile violente. Dans Thucydide III, 82–83, la guerre civile de Corcyre entraîne une dégradation des normes communes et des usages du langage. [I] Ce dossier est décisif pour Mouffe : il montre la nécessité de distinguer conflit reconnu et destruction des conditions de la coexistence. [L] Il ne s'agit pas d'une démonstration empirique de la théorie agonistique, mais d'une confrontation instructive.

08. La rupture avec le consensus postpolitique

Dans On the Political, Mouffe critique les diagnostics selon lesquels les oppositions idéologiques structurantes auraient été dépassées par une administration rationnelle des problèmes. [I] Lorsque les alternatives se ressemblent excessivement, des conflits non représentés peuvent se recomposer sous des formes excluantes. Cette thèse exige cependant des vérifications historiques particulières : on ne peut inférer d'une faible différenciation partisane la cause unique d'une radicalisation.

09. Hégémonie et contingence

Avec Ernesto Laclau, Mouffe reprend et transforme la notion gramscienne d'hégémonie : les identités collectives sont articulées historiquement et ne découlent pas mécaniquement d'une essence sociale. [I] Un ordre peut devenir dominant sans être nécessaire. Les institutions, les représentations et les alliances fabriquent des frontières politiques révisables. La contingence n'implique pas l'arbitraire absolu : les contraintes économiques, militaires et juridiques limitent les configurations possibles.

10. Le paradoxe démocratique

Mouffe décrit une tension constitutive entre la logique libérale des droits individuels et la logique démocratique de la souveraineté populaire. [I] L'une limite ce que la majorité peut imposer; l'autre exige que les décisions soient imputables à une collectivité de citoyens. Il n'existe pas de formule supprimant définitivement cette tension. Dans la démocratie athénienne, les droits ne sont ni structurés ni universalisés comme dans les constitutions modernes : le rapprochement sert à poser une question, pas à établir une identité.

11. Schmitt : emprunt critique et refus

Mouffe prend au sérieux la définition schmittienne du politique par la possibilité d'une distinction ami/ennemi, mais refuse de faire de la destruction de l'ennemi l'horizon normal de la démocratie. [I] Son adversaire légitime est un rival avec lequel subsiste un socle institutionnel partagé. [L] La transposition est instable : une politique qui construit des frontières identitaires très intenses peut produire l'exclusion qu'elle entend canaliser. Cette objection doit rester visible plutôt que disparaître dans un éloge du conflit.

12. Wittgenstein et les formes de vie

Mouffe mobilise Wittgenstein contre l'idée que toute entente politique devrait dériver d'une démonstration rationnelle indépendante des pratiques. Les accords pratiques, usages et formes de vie contribuent à stabiliser les institutions. [I] Les adversaires peuvent partager des règles tout en interprétant différemment liberté et égalité. Cette lecture ne dispense pas de fournir des raisons : elle récuse seulement l'idée d'un fondement neutre susceptible d'abolir toute divergence.

13. Habermas : délibération et pouvoir

Habermas cherche à reconstruire les conditions d'une légitimité issue de procédures discursives inclusives; Mouffe souligne que les procédures elles-mêmes définissent des frontières et que le pouvoir n'est jamais entièrement suspendu. [I] Les deux perspectives ne s'excluent pas sur chaque point : l'agonisme a besoin de garanties procédurales et la délibération peut reconnaître le dissensus. Leur divergence porte sur le statut du consensus rationnel comme horizon normatif et sur la place irréductible des identifications collectives.

14. Rancière : rupture et institution

Rancière voit dans la politique l'interruption d'un ordre qui dénie l'égalité de certains sujets; Mouffe insiste davantage sur la construction d'alternatives et la stabilisation de conflits légitimes dans des institutions. [I] Le premier permet d'identifier les personnes non comptées; la seconde demande comment rendre leurs victoires contestables et durables. La confrontation corrige deux risques : une politique réduite à l'événement et un agonisme réduit à la concurrence de groupes déjà reconnus.

15. Aristote : citoyenneté et délibération

[A] Politique III, 1, 1275a–b définit le citoyen à partir de sa participation aux fonctions délibératives et judiciaires; VI, 2, 1317a40–b17 associe démocratie, liberté et alternance entre commander et être commandé. [I] Ces textes montrent une institutionnalisation du désaccord entre citoyens, non l'égalité de toutes les personnes vivant dans la cité. [L] Aristote analyse les régimes selon des critères qui ne sont pas ceux de Mouffe.

16. Hérodote : la controverse constitutionnelle

[A] Hérodote III, 80–83 met en scène Otanès, Mégabyze et Darius défendant respectivement des arguments en faveur du gouvernement du grand nombre, du petit nombre et d'un seul. La scène appartient à la construction narrative d'Hérodote, et son historicité verbatim n'est pas démontrable. [I] Elle offre une pluralisation des raisons politiques sans instituer nécessairement la reconnaissance réciproque des adversaires. [H] On peut y observer une grammaire comparative des régimes, non un programme agonistique.

17. Thucydide : le débat de Mytilène

[A] Thucydide III, 36–49 rapporte la révision athénienne d'une décision punitive en 427 av. n. è. Cléon et Diodotos s'opposent principalement sur les conséquences politiques et stratégiques. [I] Le débat révèle que la confrontation publique peut modifier une décision déjà prise. Mais les habitants de Mytilène ne participent pas à la discussion qui décide de leur sort : la procédure est contradictoire entre Athéniens et impériale envers les dominés. C'est une limite majeure de toute lecture idéalisante.

18. Thucydide : Corcyre et la désintégration du langage

[A] Thucydide III, 82–83 décrit les violences de la stasis et la réévaluation partisane des comportements. [I] La compétition cesse d'être agonistique lorsque la parole et les engagements communs ne protègent plus les adversaires. Le passage rappelle que la passion politique n'est pas intrinsèquement émancipatrice. [L] Thucydide compose une analyse historiographique et morale; il n'offre pas une statistique neutre de toutes les guerres civiles grecques.

19. Thucydide : le dialogue mélien

[A] Thucydide V, 84–116 construit un dialogue entre représentants athéniens et Méliens sur la force, l'intérêt et la justice. [I] La forme dialoguée n'établit pas l'égalité des interlocuteurs : l'asymétrie militaire détermine les possibilités de refus. L'agonisme suppose donc davantage que l'existence de deux discours concurrents; il requiert des conditions institutionnelles empêchant que l'un puisse simplement anéantir l'autre.

20. Les Suppliantes d'Euripide

[A] Dans les Suppliantes d'Euripide, notamment vers 399–464, Thésée et le héraut thébain opposent des justifications politiques. La scène dramatique associe la liberté civique à la possibilité de parler et critique l'autorité sans contrôle. [I] L'affrontement verbal théâtral permet au public d'éprouver des positions antagonistes. [L] Il ne faut pas transformer la parole d'un personnage en manifeste politique transparent de l'auteur.

21. Aristophane et les passions civiques

[A] Les Cavaliers (424), les Guêpes (422) et les Oiseaux (414) offrent des mises en scène contrastées de la persuasion, des attachements collectifs et de la rivalité pour l'autorité. [I] Leur puissance satirique rappelle qu'une communauté ne délibère jamais seulement par syllogismes. Mais la comédie peut aussi ridiculiser des groupes et conforter des exclusions. Le rire n'est pas automatiquement un instrument d'égalité. Pour les analyses détaillées, voir le volume XXIV et le cycle spécialisé des comédies.

22. Tragédie : conflit sans solution harmonieuse

[A] Antigone de Sophocle confronte des exigences irréductibles de parenté, de culte et de cité; les Euménides d'Eschyle dramatisent l'institution d'une procédure de jugement. [I] Ces pièces éclairent deux modalités différentes : rendre un conflit visible et créer des formes de décision. Hegel a donné d'Antigone une lecture de la collision éthique; Nietzsche a souligné la puissance esthétique et existentielle du tragique. Aucune de ces lectures n'autorise à attribuer à Sophocle ou Eschyle une théorie moderne de la démocratie agonistique.

23. Nietzsche : agon et transfiguration

La pensée nietzschéenne de la compétition grecque, notamment dans le texte posthume La Joute chez Homère (Homers Wettkampf), distingue des formes de rivalité fécondes de la destruction pure. [I] Le rapprochement avec Mouffe est utile pour comprendre que l'énergie compétitive peut être configurée par une culture. Mais Nietzsche ne propose ni les droits pluralistes ni la citoyenneté inclusive qui structurent la théorie de Mouffe. Le parallèle reste partiel.

24. Hegel : reconnaissance et conflit

La dialectique de la reconnaissance dans la Phénoménologie de l'esprit (1807), section « Indépendance et dépendance de la conscience de soi », interroge la formation relationnelle de la subjectivité. [I] Mouffe rejette l'espoir d'une synthèse définitive qui dissoudrait les oppositions politiques. Il faut néanmoins éviter une caricature de Hegel comme penseur d'une harmonie sans négativité : le conflit joue un rôle constitutif dans sa philosophie.

25. Vernant et Detienne : le conflit dans la cité

Les travaux de Jean-Pierre Vernant sur la formation de la pensée politique grecque et ceux de Marcel Detienne sur les configurations historiques de l'assemblée invitent à contextualiser les pratiques de parole. [I] La cité ne naît pas d'une essence intemporelle du débat; ses dispositifs sont situés et traversés de hiérarchies. [H] L'agonisme mouffien peut servir de question comparative à condition de ne pas projeter le pluralisme partisan moderne sur l'assemblée archaïque ou classique.

26. Arendt, Castoriadis et Lefort

Arendt privilégie l'apparition des acteurs dans un monde commun; Castoriadis l'autoinstitution et l'autolimitation; Lefort la division du social et le caractère inappropriable du pouvoir. Mouffe ajoute le problème des identifications antagonistes et de leur transformation en adversité légitime. [I] Ces théories convergent dans leur refus d'un ordre politique parfaitement clos, mais divergent sur le rôle de la passion, la portée de la raison et les modalités de l'institution.

27. L'empire athénien : épreuve de réalité

[A] Les discours athéniens chez Thucydide I, 75–77, III, 37–48 et V, 84–116 témoignent d'une réflexion sur la domination impériale. [I] Une démocratie peut reconnaître une opposition interne tout en refusant à ses sujets extérieurs la qualité d'adversaires égaux. Le modèle agonistique doit donc être évalué à ses frontières : qui est inclus dans le « nous » capable de se disputer légitimement ? Cette question dépasse le seul régime institutionnel de la métropole.

28. Égypte, Mésopotamie, Perse : comparaisons contrôlées

[A] Les inscriptions royales achéménides, le prologue et l'épilogue de la stèle de Hammurabi et les textes égyptiens sur la Maât construisent des représentations distinctes de la légitimité et de l'ordre. [H] On peut comparer leurs dispositifs de justification avec la pluralité grecque, mais non conclure qu'ils seraient dépourvus de conflits parce que les sources officielles valorisent l'unité. [L] Les genres documentaires et la conservation inégale des voix subalternes empêchent une comparaison institutionnelle symétrique.

29. Passions, affects et identités

Mouffe refuse de réduire les identifications politiques à des préférences rationnellement calculées. [I] Les affects structurent l'appartenance, la solidarité et la mobilisation. Leur reconnaissance n'autorise toutefois pas une manipulation illimitée : une démocratie agonistique doit distinguer mobilisation conflictuelle et déshumanisation de l'adversaire. L'analyse des passions requiert aussi une attention aux médias, aux organisations et aux conditions matérielles de participation.

30. Les limites de la théorie agonistique

Trois objections demeurent ouvertes. Premièrement, la reconnaissance mutuelle des adversaires suppose déjà un accord minimal dont l'origine est difficile à expliquer. Deuxièmement, les ressources économiques et médiatiques inégales déforment la compétition. Troisièmement, une frontière politique construite pour mobiliser peut durcir jusqu'à produire un ennemi. [I] Une théorie institutionnelle robuste doit articuler agonisme, protection des minorités, garanties judiciaires et procédures de révision.

31. Contre l'anachronisme démocratique

[L] Ni agōn, ni stasis, ni dēmokratia ne contiennent par anticipation la démocratie pluraliste constitutionnelle. Les textes grecs donnent accès à des pratiques et représentations précises, non à un modèle transhistorique prêt à l'emploi. [I] La comparaison philosophique demeure légitime lorsqu'elle explicite ce qu'elle transforme : l'agonisme moderne conserve l'idée de rivalité réglée mais lui ajoute l'exigence de droits politiques universalisables.

32. Conclusion générale

Le problème de Mouffe n'est pas de choisir le conflit contre la paix civile, mais de comprendre pourquoi une paix qui supprime les alternatives peut devenir politiquement fragile. Les exemples grecs montrent simultanément la fécondité des disputes publiques et la violence des exclusions civiques et impériales. [I] Une démocratie exige donc des adversaires visibles, des droits opposables, des règles contestables et des limites à la puissance majoritaire. [H] Le détour par l'Antiquité ne fonde pas l'agonisme : il en éprouve les promesses et les contradictions.

33. Bibliographie primaire antique

Hérodote, Histoires, III, 80–83; Thucydide, Guerre du Péloponnèse, I, 75–77; III, 36–49 et 82–83; V, 84–116; Aristote, Politique, III, 1 (1275a–b), VI, 2 (1317a–b); Euripide, Suppliantes, 399–464; Sophocle, Antigone; Eschyle, Euménides; Aristophane, Cavaliers, Guêpes, Oiseaux. Les divisions sont celles des éditions critiques usuelles; les interprétations modernes doivent être contrôlées sur le grec.

34. Bibliographie philosophique et historique

Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, Hegemony and Socialist Strategy (1985); Chantal Mouffe, The Return of the Political (1993), The Democratic Paradox (2000), On the Political (2005), Agonistics (2013), For a Left Populism (2018); Jürgen Habermas, Between Facts and Norms (1992); Jacques Rancière, La Mésentente (1995); Hannah Arendt, The Human Condition (1958); Cornelius Castoriadis, The Greek Polis and the Creation of Democracy (1983); Claude Lefort, L'Invention démocratique (1981); Jean-Pierre Vernant, Les Origines de la pensée grecque (1962); Marcel Detienne, Les Maîtres de vérité dans la Grèce archaïque (1967); Nicole Loraux, La Cité divisée (1997); Friedrich Nietzsche, Homers Wettkampf (texte posthume).

35. Repères de vérification et continuité

Références de consultation : Stanford Encyclopedia of Philosophy, Aristotle’s Political Theory, https://plato.stanford.edu/entries/aristotle-politics/ ; présentation bibliographique de The Democratic Paradox, https://books.google.com/books?id=eMpL4D9w9bcC ; table des matières de l'ouvrage, https://books.google.co.uk/books/about/The_Democratic_Paradox.html?id=5rwu0FA9aO4C ; Mouffe, Democratic Politics and Conflict: An Agonistic Approach (2016), DOI 10.3998/pc.12322227.0009.011. La confrontation avec Rancière (LXXVII) porte sur le passage de la subjectivation égalitaire à l'institution des oppositions. Le volume suivant pourra examiner William E. Connolly et l'ethos agonistique, après vérification de la progression réelle du dépôt.