MYTHOS ✦
BIBLIOTHÈQUE · MYTHOS

MYTHOS — Les origines du sacré

Tome XL — Chapitre 462 : Égypte : sistre, Hathor et puissance rituelle du son

Les images de musiciennes, les instruments conservés et les textes de temples documentent l'importance du chant, de la percussion et de la danse dans la religion égyptienne. Le sistre, instrument idiophone secoué, est particulièrement associé à Hathor et, dans d'autres contextes, à Isis. Son bruit peut être interprété comme un acte de célébration et de présence cultuelle.

Les scènes de tombes ne doivent pas être lues comme des photographies de cérémonies : elles obéissent à des conventions iconographiques et participent à des programmes religieux funéraires. Les harpes, flûtes et claquoirs sont attestés matériellement, mais l'interprétation des ensembles instrumentaux varie selon les époques. Les performances de temple et les banquets privés ne relèvent pas d'une seule institution musicale.

Les prêtresses et musiciennes occupent différentes positions; l'expression « chanteuse d'Amon » n'est pas synonyme d'une fonction identique durant toute l'histoire égyptienne. L'histoire sociale de la musique doit tenir compte des genres, des hiérarchies et des lieux de performance.

Sources primaires : reliefs et inscriptions de Dendéra et de Karnak; représentations musicales des tombes thébaines; hymnes à Hathor et à Isis selon les corpus et périodes.

Bibliographie : Lise Manniche, Music and Musicians in Ancient Egypt (1991); Emily Teeter, Religion and Ritual in Ancient Egypt (2011).

Statut : instruments et iconographie attestés; restitution des partitions et des sonorités largement hypothétique.