MYTHOS ✦
BIBLIOTHÈQUE · MYTHOS

MYTHOS — Les origines du sacré

Tome XL — Chapitre 465 : Afrique et Amériques : percussions, danse et présence collective

Les traditions yoruba documentées par l'ethnographie associent dans certains contextes percussion, danse et manifestation des òrìṣà. Les tambours bàtá jouent un rôle important dans certaines cérémonies, mais il faut distinguer les pratiques contemporaines, les transformations atlantiques et les périodes précoloniales, dont les sources sont plus lacunaires. La musique ne produit pas mécaniquement la possession : la reconnaissance sociale de l'expérience dépend d'institutions et d'apprentissages.

Dans les Amériques, les sources mayas classiques représentent des musiciens, des trompettes, des tambours et des danseurs. Les peintures de Bonampak constituent un dossier iconographique essentiel, mais les scènes de cour ne permettent pas de restituer les rythmes. Pour les Mexicas, les récits coloniaux et les images documentent chants et danses cérémoniels; les descriptions doivent être lues en tenant compte de leurs auteurs et des circonstances de la conquête.

Les traditions andines présentent également une diversité de flûtes, trompes et percussions. Aucune de ces traditions ne doit être ramenée à une « musique primitive » universelle. Les formes de performance répondent à des histoires locales et à des institutions différentes.

Sources primaires : peintures de Bonampak; Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España, livre II; iconographie et instruments archéologiques andins.

Bibliographie : Margaret Thompson Drewal, Yoruba Ritual: Performers, Play, Agency (1992); J. Lorand Matory, Sex and the Empire That Is No More (1994); Samuel Martí, Canto, danza y música precortesianos (1961), à confronter aux recherches récentes.

Statut : performances et instruments attestés dans leurs périodes respectives; continuité précolombienne ou précoloniale à établir cas par cas.