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BIBLIOTHÈQUE · MYTHOS

MYTHOS — Les origines du sacré

Tome XLI — Chapitre 473 : Amériques et Afrique : pluralité des temps rituels

Les sociétés mayas classiques employaient plusieurs cycles calendaires, dont le compte de 260 jours et le cycle solaire de 365 jours; leur combinaison formait un compte de 52 années de 365 jours. Le Compte long permettait de situer des événements dans des séquences chronologiques étendues. Les inscriptions monumentales montrent que la datation participe à la représentation dynastique. Le passage d'une date majeure du Compte long en 2012 n'impliquait pas une prophétie maya universelle de fin du monde.

Dans le monde mexica, les cycles de 260 et 365 jours organisaient diverses pratiques divinatoires et cérémonielles, mais leurs noms et fonctions ne doivent pas être confondus avec ceux des Mayas. Dans les Andes, l'organisation de l'année agricole et les fêtes de l'État inca sont connues notamment par des chroniques coloniales, qui demandent une critique serrée.

Dans plusieurs sociétés africaines, les calendriers rituels sont liés aux cycles agricoles, aux marchés, aux ancêtres et à des institutions locales. Parler d'un « temps africain » uniforme effacerait cette diversité. Les sources ethnographiques modernes ne peuvent être rétroprojetées automatiquement sur l'Antiquité.

Sources primaires : inscriptions mayas datées; Diego de Landa, Relación de las cosas de Yucatán (source coloniale); Bernardino de Sahagún, Historia general livre II; Guaman Poma de Ayala, Nueva corónica.

Bibliographie : Anthony F. Aveni, Empires of Time (1989); Prudence M. Rice, Maya Calendar Origins (2007); Susan Milbrath, Star Gods of the Maya (1999).

Distinction critique : cycles épigraphiques attestés; usages locaux et interprétations coloniales à contextualiser.