LES NUÉES I — ADAPTATION IMAGINÉE DE LA VERSION DE 423
MYTHOS · Aristophane · Νεφέλαι αʹ · première représentation aux Grandes Dionysies de 423 av. J.-C., troisième et dernière place du concours. Cette page n’est ni le texte original perdu, ni une traduction, ni la version conservée des Nuées.
I. RÉALITÉ PHILOLOGIQUE ET ÉTAT DES DEUX VERSIONS
FAITS ÉTABLIS : Aristophane a présenté une première version des Nuées en 423 av. J.-C. Elle a perdu le concours face à la Pytinè de Cratinos et au Konnos d’Améipsias. Il a ensuite révisé sa comédie sans qu’une nouvelle représentation de la version révisée soit établie. Le texte intégral aujourd’hui transmis est cette révision, et les fragments attribués à la première version sont catalogués aux nos 391–402 K.-A. Les hypothèses anciennes signalent des modifications de la parabasis, de l’agôn entre les deux discours et de la scène finale de destruction du Penso ir.
INCONNU : l’enchaînement exact des scènes de 423, la teneur de sa parabasis, la forme originelle de la confrontation argumentative et son dénouement. Il ne serait pas justifié de reproduire l’incendie final du texte connu en prétendant retrouver l’original ; il serait également injustifié d’affirmer que l’original finissait par une négociation pacifique. Celle-ci est exclusivement une option de la présente fiction.
PERSONNAGE ET HISTOIRE : la figure de Socrate dans cette adaptation est un masque comique. Elle ne doit pas être prise comme une source historique fidèle sur les doctrines de Socrate ; pour étudier ces dernières, il faut confronter Platon, Xénophon et d’autres témoignages. L’usage moderne du thème de la sophistique pour décrire les Nuées doit également être manié avec nuance.
II. DISTRIBUTION
Strépsiade, paysan athénien endetté ; Phidippide, son fils passionné de chevaux ; Xanthias, serviteur ; Socrate de théâtre ; un élève ; un maître de Mesure et un maître de Ruse, personnages inventés ; deux créanciers ; le chœur des Nuées.
III. VERSION THÉÂTRALE MODERNE EN NEUF SÉQUENCES
I — PROLOGUE : LES COMPTES DE STRÉPSIADE
Dans une maison athénienne, à la fin de la nuit. Strépsiade compte des jetons de dette tandis que son fils dort auprès d’un harnais coûteux.
STRÉPSIADE. Le cheval de mon fils dort ; moi, je ne dors pas. Voilà pourquoi les chevaux sont les plus heureux des créanciers : ils coûtent beaucoup, ne prêtent rien et ne demandent jamais si nous pouvons payer.
XANTHIAS. Maître, il est tard.
STRÉPSIADE. Justement. Il faudrait que les heures ralentissent jusqu’à ce que mes dettes deviennent plus petites.
XANTHIAS. Elles augmenteraient plutôt pendant que nous dormirions.
STRÉPSIADE. Alors il faut une école qui enseigne à convaincre les créanciers que deux drachmes valent moins que rien.
XANTHIAS. On dit que certains maîtres savent produire des discours capables de faire paraître avantageux ce qui ne l’est pas.
STRÉPSIADE. Voilà une science que mon fils devrait apprendre.
XANTHIAS. Et si les créanciers deviennent eux aussi leurs élèves ?
STRÉPSIADE. Tu viens de découvrir une objection si bonne que j’aimerais t’interdire de parler.
PHIDIPPIDE. Père, pourquoi te disputes-tu avec un serviteur à cette heure ?
STRÉPSIADE. Parce que je ne peux pas me disputer avec mes dettes. Elles ne viennent jamais seules, et elles gagnent toujours.
PHIDIPPIDE. Tu pourrais vendre une partie de tes terres.
STRÉPSIADE. Je préfère te vendre tes chevaux.
PHIDIPPIDE. Tu ne comprends pas l’art de l’élevage.
STRÉPSIADE. Je comprends parfaitement l’art de payer.
II — PREMIER ÉPISODE : LE SEUIL DU PENSOIR
Strépsiade et Phidippide arrivent devant la maison d’un maître d’étude. Une pancarte promet de nombreuses sciences.
STRÉPSIADE. Voici un établissement qui paraît aussi pauvre que moi. C’est encourageant : ses maîtres savent peut-être comment vivre sans argent.
L’ÉLÈVE. Nous observons les phénomènes de la nature et les pouvoirs du langage.
PHIDIPPIDE. Savez-vous quelque chose des courses de chevaux ?
L’ÉLÈVE. Nous savons mesurer les distances.
PHIDIPPIDE. Alors vous pouvez calculer combien il faut pour gagner ?
L’ÉLÈVE. Nous pouvons mesurer l’espace parcouru, pas garantir le vainqueur.
STRÉPSIADE. Vous voilà des hommes prudents. Je cherchais plutôt une science qui garantisse de ne pas rembourser.
L’ÉLÈVE. Tu confonds apprendre à penser et apprendre à tromper.
STRÉPSIADE. Je suis venu ici parce que mes voisins m’ont assuré que les deux se trouvaient dans la même maison.
SOCRATE, descendant d’une plateforme de théâtre: Que demande cet homme ?
STRÉPSIADE. Un enseignement capable de réduire mes dettes.
SOCRATE. La pensée ne répond pas nécessairement aux exigences du marché.
STRÉPSIADE. Pourtant tes élèves mangent.
SOCRATE. Difficilement.
STRÉPSIADE. Alors il est certain que tu ne leur enseignes pas à devenir riches.
PHIDIPPIDE. Père, tu as peut-être choisi la mauvaise école.
STRÉPSIADE. Je n’ai pas encore payé. C’est le meilleur moment pour s’en apercevoir.
III — PARODOS : LE CHŒUR DES NUÉES
Les Nuées apparaissent au-dessus d’un décor de collines. La machine est ouvertement visible, comme un choix de mise en scène contemporain.
LE CHŒUR. Nous passons sur les champs, sur les ports, sur les tribunaux et sur les banquets. Nous changeons de forme avec la lumière et les vents.
UNE NUÉE. L’un nous voit comme une menace et ferme ses fenêtres.
UNE AUTRE. L’autre nous voit comme une promesse et ouvre ses sillons à la pluie.
LE CORYPHÉE. Les hommes nous demandent des signes, mais il arrive qu’ils ne veuillent entendre que le reflet de leur propre désir.
STRÉPSIADE. Si vous pouvez devenir toutes choses, devenez pour moi une bourse pleine.
UNE NUÉE. Tu ne sauras pas conserver cette bourse davantage que la première.
PHIDIPPIDE. Elles parlent plus franchement que les maîtres.
SOCRATE. Elles mettent à l’épreuve ceux qui croient pouvoir posséder la pensée en quelques heures.
LE CHŒUR. Que l’homme qui cherche la science commence par se demander ce qu’il veut en faire. Une parole peut éclairer ou obscurcir ; son utilité ne rend pas son usage juste.
IV — DEUXIÈME ÉPISODE : L’ÉDUCATION AU RABAIS
Socrate examine Strépsiade à l’aide de questions volontairement absurdes.
SOCRATE. Si deux hommes regardent le même nuage et voient deux figures différentes, lequel a raison ?
STRÉPSIADE. Celui qui saura convaincre le juge.
SOCRATE. Ce n’était pas la question.
STRÉPSIADE. Voilà pourquoi je veux devenir élève plutôt que professeur.
L’ÉLÈVE. Il faut d’abord apprendre à distinguer une observation, une interprétation et un désir.
STRÉPSIADE. Je distingue parfaitement mon désir : je veux n’avoir aucune dette.
L’ÉLÈVE. Ce n’est pas une observation.
STRÉPSIADE. Mais c’est la chose la plus certaine de ma vie.
SOCRATE. Ne confonds pas la force d’une envie avec la vérité d’une proposition.
STRÉPSIADE. Je suis prêt à faire cette distinction, pourvu qu’elle coûte moins cher que les chevaux de mon fils.
PHIDIPPIDE. Pourquoi n’examines-tu pas la possibilité de travailler davantage ?
STRÉPSIADE. Parce que j’ai travaillé toute ma vie pour obtenir un fils capable de me proposer de travailler davantage.
L’ÉLÈVE. Tu n’as pas encore saisi le début de la leçon.
STRÉPSIADE. Je crains que la leçon ne me saisisse avant que je l’aie comprise.
V — AGÔN : DEUX FAÇONS DE PARLER DU JUSTE
Deux professeurs fictifs, l’un favorable à une parole exigeante, l’autre à une persuasion opportuniste, débattent. Ce débat est inventé et ne doit pas être confondu avec l’agôn des deux Logoi dans le texte révisé.
LE MAÎTRE DE MESURE. Celui qui enseigne le raisonnement apprend à demander ce qui est vrai et ce que les preuves permettent de soutenir.
LE MAÎTRE DE RUSE. Celui qui veut gagner doit d’abord comprendre ce que son auditeur souhaite entendre.
LE MAÎTRE DE MESURE. Et si son auditeur souhaite entendre un mensonge ?
LE MAÎTRE DE RUSE. Il ne sera pas le premier à l’aimer.
PHIDIPPIDE. Peut-on apprendre des deux ?
LE MAÎTRE DE MESURE. On peut apprendre à persuader, à condition de ne pas prendre la persuasion pour une preuve.
LE MAÎTRE DE RUSE. Mais dans les tribunaux, une bonne cause mal défendue peut perdre.
STRÉPSIADE. Voilà pourquoi je devrais acheter les deux enseignements et utiliser seulement le moins coûteux.
SOCRATE. Tu ne voudrais pas aussi apprendre à demander si tu as bien agi envers tes créanciers ?
STRÉPSIADE. Ils ont bien agi envers moi le jour où ils ont accepté de me prêter.
PHIDIPPIDE. Et aujourd’hui ?
STRÉPSIADE. Aujourd’hui ils ont changé. Ils veulent que leur générosité revienne chez eux.
LE CORYPHÉE. Le raisonnement n’est pas un bien magique que l’on possède une fois pour toutes. Il faut examiner non seulement la forme des arguments, mais aussi la fin pour laquelle on les déploie.
LE MAÎTRE DE RUSE. Voilà un excellent discours. J’aimerais le vendre.
LE MAÎTRE DE MESURE. Voilà précisément le danger.
VI — TROISIÈME ÉPISODE : LES CRÉANCIERS AU TRIBUNAL DES NUAGES
Deux créanciers arrivent au Penso ir. Ils veulent savoir ce que Strépsiade a appris.
LE PREMIER CRÉANCIER. Tu m’as promis de rembourser le mois dernier.
STRÉPSIADE. Le mois dernier n’existe plus. Comment pourrais-je payer une dette née dans un temps disparu ?
LE PREMIER CRÉANCIER. L’argent a pourtant bien été versé.
STRÉPSIADE. Il a été transformé en dépenses utiles.
LE SECOND CRÉANCIER. C’est donc encore la même somme, mais moins utile pour nous.
PHIDIPPIDE. Père, tu as pris une question de philosophie pour une dispense de contrat.
STRÉPSIADE. Je te rappelle que c’est toi qui as acheté le cheval.
PHIDIPPIDE. Et que c’est toi qui as signé.
LE PREMIER CRÉANCIER. Voilà enfin deux faits sur lesquels nous sommes tous d’accord.
LE MAÎTRE DE RUSE. Je peux obtenir un ajournement par des mots.
LE MAÎTRE DE MESURE. Tu peux peut-être négocier un délai, mais sans transformer l’emprunt en miracle.
LE SECOND CRÉANCIER. Nous accepterons un échéancier si les sommes et les dates sont claires.
STRÉPSIADE. C’est très peu poétique.
SOCRATE. La justice n’est pas tenue de te distraire.
LE CHŒUR. Il existe des discours qui font lever des tempêtes ; il en existe aussi qui permettent aux hommes de cesser de se poursuivre.
VII — QUATRIÈME ÉPISODE : LE FILS COMPREND TROP BIEN
Phidippide a appris à défendre une thèse contre son père. Le vieil homme découvre que l’enseignement peut être employé dans l’autre sens.
PHIDIPPIDE. Si tu admets qu’un homme puisse demander un délai lorsqu’il éprouve des difficultés, pourquoi me refuses-tu la somme dont j’ai besoin ?
STRÉPSIADE. Parce que tes difficultés ont quatre jambes et mangent de l’avoine.
PHIDIPPIDE. Et les tiennes portent deux sandales usées et boivent du vin après le dîner.
STRÉPSIADE. Voilà un manque de respect.
PHIDIPPIDE. Je n’ai fait qu’appliquer la méthode que tu voulais me voir apprendre.
STRÉPSIADE. Il fallait l’appliquer aux créanciers.
PHIDIPPIDE. Une méthode réservée aux autres n’est donc pas une méthode, mais un privilège ?
STRÉPSIADE. Je te déteste lorsqu’on te pose de bonnes questions.
PHIDIPPIDE. Tu ne me détestes pas. Tu détestes le fait de ne pas être le seul à en poser.
STRÉPSIADE. Je voulais sauver ma maison.
PHIDIPPIDE. Alors il aurait fallu commencer par discuter de ce que nous pouvions réellement payer.
SOCRATE. Quand un enseignement revient à son acheteur sous la forme d’une objection, la leçon commence à devenir intéressante.
STRÉPSIADE. Pour le maître, peut-être. Pour moi, elle devient coûteuse.
LE CORYPHÉE. Le jeune homme découvre l’indépendance de la pensée ; le père découvre qu’il n’en détient pas le droit exclusif.
VIII — PARABASE : LE POÈTE ET SON PUBLIC
Le chœur s’avance vers les spectateurs. Cette parabasis est intégralement inventée : la parabasis conservée des Nuées appartient à la révision et le discours original de 423 est perdu.
LE CORYPHÉE. Athéniens, vous aimez les concours où les poètes rivalisent pour obtenir votre rire. Vous êtes les juges, mais vos jugements ne descendent pas des cieux avec la pureté des pluies de printemps.
LE CHŒUR. Vous riez d’un homme qui ne peut payer ses dettes, puis vous demandez à vos fils de chercher le prestige qu’ils n’ont pas les moyens d’entretenir. Vous riez d’un maître qui parle des nuages, puis vous croyez le premier orateur qui vous promet que la cité ne rencontrera plus aucune difficulté.
LE CORYPHÉE. La comédie n’est pas une enquête sur un seul philosophe. Elle fabrique des personnages qui agrandissent nos manies jusqu’à ce que le public ne puisse plus les ignorer.
LE CHŒUR. Ne confondez pas Socrate le personnage comique avec un procès-verbal sur la pensée de l’homme réel. Ce que le masque déforme éclaire parfois les peurs d’une ville davantage qu’il n’explique une doctrine.
LE CORYPHÉE. Si vous aimez la nouveauté, ne lui demandez pas d’être immédiatement profitable. Si vous respectez les traditions, ne refusez pas toute question sous prétexte qu’elle est nouvelle.
LE CHŒUR. Nous, Nuées, ne garantissons ni une victoire juridique ni une vérité définitive. Nous changeons de forme ; c’est à vous de vérifier ce que vous prétendez y voir.
IX — EXODOS HYPOTHÉTIQUE : LA MAISON ET LA DETTE
L’aurore éclaire la maison de Strépsiade. Les créanciers attendent un accord. Le Penso ir demeure intact hors scène : l’incendie du texte conservé n’est pas présenté comme la fin originelle.
STRÉPSIADE. J’ai cherché un homme qui m’apprendrait à faire disparaître mes dettes en parlant. Il m’a surtout appris que mes paroles pouvaient me revenir au visage.
PHIDIPPIDE. Et moi j’ai compris que la science des discours permet de montrer une contradiction, mais ne décide pas seule de ce qui mérite d’être fait.
LE PREMIER CRÉANCIER. Vous avez donc de quoi rembourser ?
STRÉPSIADE. Pas immédiatement.
LE SECOND CRÉANCIER. Alors pourquoi nous avoir fait venir ?
STRÉPSIADE. Parce que nous pouvons discuter d’un terme réaliste.
PHIDIPPIDE. Je vendrai deux chevaux. Il restera assez pour payer une partie de la dette.
STRÉPSIADE. Je ne m’attendais pas à ce sacrifice.
PHIDIPPIDE. C’est moins agréable que de gagner une course, mais je préfère connaître ma dette envers toi avant de l’apprendre devant les juges.
SOCRATE. Votre maison n’aura pas été sauvée par un prodige intellectuel.
STRÉPSIADE. Non. Elle le sera peut-être par une suite de décisions pénibles et ordinaires.
LE CHŒUR. Voilà un dénouement que le public jugera peut-être trop raisonnable pour une comédie. C’est précisément pourquoi il appartient à notre scène inventée, non à une certitude philologique.
STRÉPSIADE. Pour ma part, je préférerais encore une fin où mon banquier devient un cheval.
PHIDIPPIDE. Voilà une merveille qui coûterait davantage que toute ton éducation.
LE CHŒUR FINAL. Que les Nuées poursuivent leur chemin au-dessus d’Athènes ; qu’elles offrent aux hommes des formes à interroger, sans leur permettre d’oublier ce qu’ils se doivent les uns aux autres !
IV. POSTFACE CRITIQUE : HISTOIRE DES RÉVISIONS
La parabasis des Nuées conservées renvoie à la défaite du premier concours. Elle ne pouvait figurer en l’état dans le texte joué en 423. Les études d’Angelo Casanova et de Zachary Biles ont examiné les remaniements et leurs effets sur l’interprétation de la pièce. À partir du témoignage ancien, il est raisonnable de reconnaître des modifications substantielles, mais il n’est pas permis de reconstituer chaque déplacement ou substitution sans traces supplémentaires. Le choix de deux maîtres fictifs de Mesure et de Ruse évite de représenter le célèbre débat conservé des deux Logoi comme une preuve de sa forme originelle.
La pièce moderne déplace l’issue du conflit vers la négociation d’un échéancier, tandis que la révision antique conservée finit sur la violence dirigée contre l’école de Socrate. Cette modification vise à interroger la responsabilité de l’usager de la rhétorique et le risque de réduire l’éducation à une technique d’évitement des obligations. Elle n’est pas attribuable à Aristophane.
V. BIBLIOGRAPHIE
Jeffrey Henderson, Aristophanes’ Clouds, Oxford Bibliographies, version révisée en 2026 : https://academic.oup.com/reference/62365/reference-article-abstract/554616999 ; Zachary Biles, Aristophanes and the Poetics of Competition, chapitre 5, 2011 : https://www.cambridge.org/core/books/abs/aristophanes-and-the-poetics-of-competition/aristophanes-cloudspalinode/BF364058DE93615670621531FE6539A8 ; Angelo Casanova, La revisione delle Nuvole di Aristofane, Prometheus 26, 2000 : https://oaj.fupress.net/index.php/prometheus/article/view/604 ; M. C. Torchio, Aristofane: Nephelai protai – Proagon, Fragmenta Comica 10.7, 2021 (fr. 392–486) ; Kassel–Austin, Poetae Comici Graeci III.2, fr. 391–402 ; Alan H. Sommerstein, Clouds, Aris & Phillips Classical Texts : https://www.jstor.org/stable/jj.38238685.
